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La culture en quelques définitions

ARTISTE :
Personne qui produit ou interprète des œuvres suscitant une émotion ou un sentiment et invitant à la réflexion. Elle exerce un savoir – faire, un art ou une technique appartenant aux arts : musique, théâtre, danse, cinéma, littérature, arts visuels…
INTERMITTENT :
Un intermittent du spectacle est en France un artiste ou technicien salarié qui travaille par intermittence (alternance de périodes d’emploi et de chômage) pour des entreprises du spectacle vivant, du cinéma, et de l’audiovisuel et qui bénéficie, suivant des critères de nombres d’heures travaillées (507 heures au cours des 319 jours, soit 10,5mois précédant la dernière fin du contrat de travail pour les artistes ou 304 jours soit 10mois pour les techniciens), et après une cotisation supplémentaire appliquée uniquement à cette tranche socio-professionnelle, d’allocations chômages comme tout salarié du régime général.
Le régime de l’intermittence permet aux artistes un temps de réflexion, création, puis de répétition et de diffusion d’une œuvre en spectacle vivant.
Le salaire minimum : 300 € (avec charges) par jour et par personne.
COMPAGNIE :
Réunion de plusieurs artistes autour d’un même goût ou projet. Les compagnies peuvent être constituées d’artistes d’horizon divers, de techniciens et d’un administratif. De plus en plus souvent les artistes intègrent plusieurs compagnies et projets différents.
Faire appel à une compagnie peut impliquer des coûts supplémentaires : salaire de l’administrateur ; location espace administratif ; création de décors, costumes …
RÉSIDENCE D’ARTISTE :
Désigne le cadre d’accueil d’un artiste qu’il soit technique, humain ou financier, afin de favoriser l’acte créatif puis sa diffusion auprès d’un public. Une résidence se solde généralement par un spectacle vivant, une production graphique ou une publication d’ouvrage.
Les différentes phases de création pour le spectacle vivant, dans le contexte d’une résidence d’artiste sont :

  • Imprégnation des lieux et repérage.
  • Collectage d’objets, mots… ; rencontres, échanges avec les habitants. Cette étape peut prendre diverses formes : ateliers, actes de sensibilisation ou investissement de l’artiste lors de temps forts de la vie locale.
  • Ecriture. Généralement cette phase est propre à la compagnie et nécessite un temps de « repli » et de réflexion.
  • Mise en scène : comprend le jeu, l’espace scénique, la création lumière et son. Comme pour la phase d’écriture, elle est propre à la compagnie.
  • Néanmoins, sur ces deux phases, la compagnie peut souhaiter proposer des sorties de fabrique, pour présenter son travail en cours de création et identifier les réactions pour retravailler éventuellement certains passages. Le spectacle peut être ouvert sur la phase de réalisation à des amateurs à l’issue d’ateliers de pratique.
  • Diffusion.

Une résidence autre qu’une résidence de création spectacle vivant reprend les 3 premières périodes de création, citées précédemment.
La résidence répond à une demande d’artiste mais peut également satisfaire un besoin de la structure d’accueil, en termes d’accompagnement des publics, de diffusion, lien social. C’est pourquoi, il est nécessaire au préalable de chaque résidence d’établir un cahier des charges ou de faire des choix opportun en fonction des objectifs des deux partenaires.
Une résidence dite de création peut prendre 2 formes :

  • Un temps exclusivement réservé à l’artiste ou la compagnie pour créer une œuvre.
  • Un temps de création associé à un temps d’immersion sur un territoire auprès d’une population (rencontre, conférence, spectacle, atelier, acte de sensibilisation…). En ce cas, sauf accord consentis par les deux parties, le temps de création est au minimum de 50%.

CO-PRODUCTION :
L’organisateur (personne/structure qui accueille le spectacle) et le producteur (personne qui assure la représentation : artiste/compagnie) prennent ensemble l’initiative et la responsabilité de la réalisation d’un spectacle. L’organisateur/producteur règle une part des charges financières afférentes à la production et diffusion de la création.
CO-REALISATION :
Contrat conclu entre l’organisateur et le producteur aux termes duquel les parties s’associent pour parvenir à la réalisation de représentations et se partagent la recette générée par le spectacle.

  • Le producteur s’engage à fournir un spectacle et assume l’entière responsabilité liée à cette création : paiement des cachets, indemnités et charges…
  • L’organisateur fournit le lieu et les conditions techniques requises pour la diffusion et en supporte tous les frais. Il est également redevable des droits d’auteurs.

SACEM SACD…et autres droits associés 
à la création d’une œuvre puis de son exploitation. Le droit d’auteur organise un équilibre entre les usages des utilisateurs/programmateurs et les droits des créateurs, qui doivent pouvoir vivre de leurs œuvres. A chaque diffusion d’une œuvre non-passée dans le domaine public, cette taxe permet au créateur ou à ses ayant-droits de bénéficier d’une compensation numéraire.
PROJET DE DÉVELOPPEMENT CULTUREL :
La mise en œuvre d’un projet artistique et culturel nécessite de croiser des approches, des savoirs et des savoir-faire qui relèvent habituellement de secteurs d’intervention distincts. Elle repose sur la prise en compte des spécificités du ou des domaines concernés, qu’il s’agisse de disciplines artistiques (spectacle vivant, arts plastiques…), de secteurs patrimoniaux (archives, musées, patrimoines…), du cadre de vie architectural et de la lecture.
On aborde ici principalement les spécificités d’un projet culturel et artistique dans le cadre d’une politique de territoire. Les objectifs généraux des politiques locales étant de lutter contre la précarité sociale dans les zones caractérisées par des « handicaps sociaux, économiques… culturels ». Les projets reposent sur la prise en compte d’une double dimension sociale (habitants, publics) et territoriale (territoires défavorisés, les liens entre les territoires). De ce fait, les projets relèvent du « sur-mesure », quelle que soit leur échelle ou leur durée. Dans tous les cas, il importe de préciser les objectifs, le « rôle » de chacun son investissement en temps sur la durée du projet.
LECTURE PUBLIQUE
La notion de lecture publique regroupe tous les éléments d’une politique culturelle autour du livre et de la lecture au sein des bibliothèques et médiathèques : prêt de livres ou documents multimédias, accueil d’artiste en résidence d’écriture, atelier de sensibilisation…